DES MOTS
Je dédie ce blog...à tous ces mots volés,
A tous ces mots perdus, tous ces mots brisés,
Tous ces mots tus...ces mots de peurs et de douleurs,
ces mots tabous, ces mots secrets que personne ne veut écouter....
Des mots, juste des mots,
Que tu vas écouter,
Comme on pose un fardeau,
Qu'on a longtemps porté.
Des paroles brûlantes,
Qui racontent une histoire,
Une émotion violente,
Gravée à l'encre noir,
Des lettres qui s'enlaçent,
Pour porter le message,
Des êtres qui s'effacent,
A la fin du voyage.
Des mots, rien que des mots,
Si forts et impuissants,
Pour traduire les maux,
Imprimés dans le sang
On raconte qu’un alpiniste entreprit de réaliser son rêve d’escalader une très haute montagne, voulant toute la gloire pour lui. Il décida d’y aller seul.
Les heures passaient très vite et la noirceur le surprit. N’ayant pas le nécessaire pour camper, il décida de poursuivre son escalade. L’obscurité intense l’empêchait de voir son chemin. Les nuages cachaient la lune et les étoiles.
Il arrivait presque au sommet quand l’inévitable se produisit. Il perdit pied et sa chute le précipita dans l’abîme. Il avait à peine le temps de voir passer quelques taches obscures et se sentait avalé par le vide. Les principaux événements de sa vie défilaient tout aussi vite devant ses yeux.
Il voyait la mort approcher lorsqu’un violent coup faillit lui ouvrir le ventre. Il venait d’arriver au bout de la corde dont il avait fixé une extrémité dans le rocher…et l’ancrage avait heureusement résisté. Il reprit son souffle et se rendit compte qu’il était là, suspendu dans la noirceur et le silence absolus...
Dans son désespoir, il cria : « Mon Dieu, viens à mon aide ! »
Subitement, une voix grave et profonde fendit le silence : « Que veux-tu que je fasse ? »
« Sauve-moi mon Dieu ! »
« Crois-tu que je puisse te sauver ? »
« Certainement Seigneur ! »
« Dans ce cas coupe la corde qui te retient. »
Il y eut un moment d’hésitation et l’homme s’accrocha encore plus désespérément à sa corde.
L’équipe de sauvetage raconte que le lendemain ils trouvèrent l’alpiniste mort. Le froid l’avait envahi et dans ses mains durcies, il tenait désespérément sa corde…à seulement deux mètres du sol !!!
Et vous, auriez-vous coupé la corde ? Dans la vie, nous avons à prendre des décisions qui mettent notre foi à l’épreuve. Et vous ? Vous qui comptez tant sur vos cordes, accepteriez-vous de les couper ?
BONNE FETE DE LA TOUSSAINT !
Eh oui….ça y’est !!! Me voilà enfin de retour sur “les bancs de l’école”
Hier c’était la journée de présentation du master et c’était une journée remplie d’émotions !!!
Levée à l’aube, toute excitée comme une petite fille…j’ai quitté le foyer à 6h du matin, car mon cours commençait à 8h en salle B212 (disait la note affichée sur le tableau) et j’avais un long chemin à parcourir pour arriver à l’université…
Au bout d’une heure et demie de trajet, j’arrive à destination et ma première surprise était…que l’heure du cours avait été déplacée jusqu'à 10h….j’attends im/patiemment cette heure en découvrant un peu mieux le campus (je n’avais vu que les bureaux durant mes précédentes aventures administratives) enfin l’heure arrive et j’attends devant la porte ce moment tant attendu…10h05…toujours personne…prise de doutes, je cours au secrétariat vérifier que c’est bien le jour, l’heure et la salle.. et la secrétaire m’assure sereinement que ma montre est en avance et que les informations affichées sont bien correctes…je reviens devant la salle rassurée et j’attends encore un peu…à 10h15 je panique car toujours pas de prof ou d’autres étudiants à l’horizons…je repars au secrétariat…et elle m’assure encore une fois un peu agacée qu’il faut patienter… à 10h25 au bout de ma troisième intervention, la gentille dame se décide à aller se renseigner…elle revient me dire qu’en fait la salle aussi a été changée…c’était à l’autre bout du campus !!!
Je me perds, bien entendu, et j’arrive enfin, en retard et essoufflée à mon premier cours…et là …mon entrée ne passa pas inaperçue nous ne sommes que 16 étudiants dans ce master !!!!
C'est une ambiance très convivale car nous avons une salle spécifique pour nous...et une fois repérée, nous n’avons plus besoin de courir de salle en amphi dans les dédales des couloirs…et les profs sont très sympa (pour le moment) et surtout très compétents…ils sont des encyclopédies vivantes dans leur domaine…une année qui semble riche en apprentissages !!
Après une matinée passée à faire connaissance et découvrir les programmes.. J’ai fait ma première ''école buissonnière'' car je devais passer la visite médicale indispensable à l’obtention du titre de séjour… à mi-chemin de la préfecture, je me rends compte que j’ai oublié dans la photocopieuse, une feuille indispensable à mon dossier…je cours (oui, encore… !!!) dans l’autre sens… la récupère…revient à la préfecture...et passe l’examen qui consiste en une radio des poumons, un examen des yeux et une rencontre avec un médecin généraliste…qui m’a dit que j’étais pas en trop mauvais état ''pour mon âge''..et m’a demandé quel sport je faisait…et là j’ai éclaté de rire et je lui ai dit….je cours !!!!!
Voilà, cette journée bien sportive s’est donc soldée par un permis de séjour en règle pour un an…et un début d’année universitaire qui s’annonce très riche en rebondissements…et pleine de promesses… !
A bientot !!!
Bonjour !
Après le récit de mes péripéties auprès de l'administration….me voilà avec de nouvelles aventures !!!
Venue en France, comme vous le savez, pour poursuivre mes études après une licence et plusieurs années d'expérience professionnelle, j'avais été admise en Master 1 en Science de l'Education...
Durant mon parcours de combattant pour obtenir ma carte d'étudiante, je suis tombée un jour sur un document de l'université qui expliquait ce qu'était une VAE (pour ceux qui comme moi ne le savent pas c'est la Validation des Acquis de l'Expérience) qui permets parfois de passer une étape de l'Enseignement Supérieur pour accéder directement à la suivante.... je décidais de tenter ma chance...
Renvoyée de bureau en bureau…je ressentais une profonde empathie pour les balles de ping- pong…
Finalement, « j’atterris » sur la personne apte à me renseigner mais dès mon premier mot…elle se lança tout de suite dans un discours visant à me décourager définitivement… et m’expliqua abondamment que c'était très difficile,...qu'il fallait m'y prendre depuis deux mois.... que les délais sont courts et les démarches bien compliquées.... que les professeurs sont très exigeants...que je ferais mieux de me contenter de mon master 1...bref que je n’avais absolument aucune chance…etc...
Malgré tous ces arguments...ou peut être à cause de cela... (car j'adore les défis !!) Je me lançais dans ce projet ambitieux, motivée surtout à l'idée de gagner ainsi une année et pouvoir revenir plus vite chez moi auprès de ceux que j'aime…
Je vous passe tous les détails ennuyants et les démarches pédagogiques et administratives… finalement…mon dossier se trouva entre les mains compétentes des sages de la commission chargée de la sélection des candidats….et malgré toutes les prévisions catastrophiques de la secrétaire….on me convoqua !
C’est ainsi que je fis mon entrée triomphante, il y a deux jours, dans un couloir gris qui ressemblait par l’ambiance morose et tendue à la salle d’attente d’un dentiste…
Le plus surprenant , c’est qu’après des semaines d’attente, de tension, de rêves et d’appréhension…je me sentais détendue et apaisée et surtout soutenue par beaucoup d’amitié et de prières…et je m’attelais donc à détendre l’atmosphère générale par des encouragements et des blagues…jusqu'au moment…où j’entendis mon nom….
Je me retrouvais devant 5 éminents professeurs chargés de décider de mon avenir…L’entretien dura une quinzaine de minutes….passées trop vite à défendre avec passion mon projet professionnel…puis on me demande de sortir le temps des délibérations…minutes interminables mais remplies d’espoirs…
Quand on m’annonça mon admission en Master 2, je me sentis comme un alpiniste qui avait réussi à escalader le premier sommet d’une longue chaîne de montagne…
Merci à tous mes compagnons de cordée…ensembles pour nous aider les uns les autres à aller toujours plus haut…toujours plus loin….
Mon petit ange...aujourd'hui tu as 5 mois...
C'est ton anniversaire...et tu es si loin de moi...
Tous les jours tu grandis, tu t'éveille à la vie...
Tu apprends, tu souris...et moi je me languis,
Tu as deja connu dans ta petite vie,
L'amour et la douceur mais aussi la peur,
Tu as connu la guerre, tu as quitté ta terre,
Mais dans les bras de maman, tu dors sereinement,
Mon ange je te souhaite, en ce petit jour de fête,
Tout ce que mon coeur peut rêver de bonheur...
Et malgré la distance, je brûle d'impatience...
De te serrer très fort, toi mon petit trésor....
A Elie Gabrie..mon petit neveu que j'adore...
Bonsoir les amis ! Me voilà à Paris depuis plus de quinze jours !!!!
Une période bien remplie de courses contre le temps, de démarches administratives mais surtout de questions, de doutes et d'émotions...
Après l'euphorie des premiers jours, celui d'un accueil parisien ensoleillé, de promenades dans des quartiers colorés, des rencontres et de l'amitié...la nostalgie est revenue à travers des sons, des saveurs, des parfums et des voix...me rappeller tout ceux que j'ai quittée...
Et les jours se suivent sans se ressembler...
Comment se passent mes journées ? Bonne question !! Car je vis des moments remplis de suspense et d'aventure...
Pour commencer...je suis à la recherche du maillon manquant...oui...ce fameux maillon faible entre l'administration universitaire et celle de de la prefecture qui n'arrivent pas à se mettre d'accord sur qui vient avant...l'oeuf ou la poule...et en l'occurence...la carte d'étudiant ou le permis de séjour...
Je vous explique: pour avoir son permis de séjour, il faut la carte d'étudiante mais pour obtenir cette fameuse carte d'étudiante...il faut le permis de sejour bien sur !!!
Le temps de ''comprendre le système" et trouver le fil d'Ariane pour s'en sortir...bcp de cheveux blancs ont poussés...
A propos de cheveux blancs, il faut préciser que depuis mon arrivée à Paris, j'ai pris un coup de vieux !!
Eh oui..on a pas tous la chance d'avoir moins de 26 ans et pr l'administration c'est un crime impardonable...plus droit à la sécurité sociale étudiante, ni à la carte imagine R, les réductions et les "cadeaux"....restent des privilèges réservés aux plus jeunes...!!!
Alors pour me changer les idées...et me décharger de mes soucis quotidiens...je papote avec un petit bonhomme vert tout le long du chemin....Je vous vois déjà vous précipiter pr appeller le Centre National d'Etudes Spatiales ou l'hôpital psychiatrique...mais non....ne vous inquiétez pas...je ne suis pas dans le département extra terrestre mais c'est bien à Paris que j'ai fait cette rencontre...Je l'ai croisé le premier jour, au détour d'un chemin...et nous avons tout de suite sympathisés...depuis ce jour...je lui donne tous les jours rendez vous au croisement...et quelle que soit l'heure...il est tjr là...il m'écoute patiemment raconter encore et encore mes soucis administratifs...et vire de temps en temps au rouge devant l'injustice de certaines situations...mais il retrouve bien vite sa sérénite initiale...et m'accompagne encore un petit bout de chemin...alors vous avez deviné l'identité de mon mystérieux petit copain ?
En realité, malgré toutes les difficultés, je remercie Dieu chaque jour pour la chance que j'ai d'être là pour apprendre mais aussi pour vivre de magnifiques rencontres riches en amitié....alors a vous mes petites amies du blog...celles que je connais et celles que j'espère rencontrer...je vous fais de grosses bises et vous dit...à bientot !!!
Ce blog qui a survécu grâce à vos messages d'amitié et de solidarité ne sera pas fermé...il sera toujours le lien avec tous ces amis si chers..et si lointains...
Cependant, je n'aurais plus le temps...d'écrire souvent..pour ceux qui désirent garder contact...j'ai cree la news letter..
Je vous embrasse tous très fort..et vous remercie d'avoir partagé ce petit bout de chemin avec moi...la route est longue encore...
Une terrible page s'est tournée, définitivement je l'espère..sur une période de haine et de guerre...
Une nouvelle période s'ouvre aujourd'hui....un regard vers l'avenir...recommencer...reconstruire...
Malgré toutes les difficultés et les horreurs vécues et revécues...depuis si longtemps...comme un cauchemar....qui revient souvent...
Un espoir fou et insensé...celui d'une paix définitive cette fois qui permettras à ce petit pays de panser ses plaies et reconstruire non des abris pour la prochaine guerre..mais des monuments de paix et des lieux de rencontre et de dialogue...
C'est ainsi que ce petit pays renaît à chaque fois de ces cendres malgré une longue histoire de souffrances inscrites dans ses pierres...dans les chairs et dans les esprits de ses habitants..
Dans ce contexte particulier pleins d'angoisses et d'espoirs...je pars...non je n'abandonne pas le navire...jamais...je ne dis qu'un aurevoir...
Je vais poursuivre mes études en France...les larmes aux yeux...mais avec au coeur, un seul rêve...celui de revenir..celui de reconstruire...ce pays que j'aime tant... depuis si longtemps...
La terrible guerre connait une trêve fragile... Impuissants, nous venons d’assister à la destruction systématique des ponts de tout un pays...
On s’attaque à ce qui relie, on détruit ce qui réunit, on abat ce qui permet de franchir le pas.
Les peuples sont condamnés au recroquevillement et à l’amertume.
Les précipices ont gagné, les ponts sont coupés.
"Partout dans le monde, en tous lieux où ma pensée se meut ou s’arrête, je les retrouve ces ponts fidèles et taciturnes, symbolisant le désir éternel et insatiable qui pousse l’homme à relier, réconcilier, unir tout ce qui surgit devant son esprit, son regard et ses pas, afin qu’il n’y ait pas de division, d’antagonisme, de séparation.
Il en est de même quand je me laisse aller au rêve ou au jeu fantasque de mon imagination.
Un jour, alors que j’écoutais un air de musique d’une beauté inouïe mais emplie d’amertume, j’ai vu soudain un pont coupé en son milieu.
Les deux parties de l’arc brisé tendaient douloureusement l’une vers l’autre, dans un effort désespéré pour lui restituer son intégrité disparue.
La beauté, dans sa ténacité, sa noblesse, son implacabilité, ne sauraient se voir remplacée que par une chose : l’inexistence.
Je dirai enfin que tout ce qui exprime la vie – les pensées, les aspirations, les regards, les sourires, les paroles, les soupirs – tend vers l’autre rive, qui est son but, ce qui lui donne son vrai sens.
Il y a toujours quelque chose à maîtriser, surmonter : le désordre, la mort, l’absurde.
Tout est passage, pont dont les extrémités se perdent dans l’infini, à côté duquel ceux de ce bas monde ne sont que jouets puérils, pâles symboles. Nos espoirs se situent toujours de l’autre côté."
Ivo Andric, Ecrivain, prix Nobel de littérature
C'est ainsi que durant les 34 jours de guerre...pendant que l'on s'acharnait à détruire les ponts...des centaines de gens...reconstruisaient pierre après pierre..des ponts indestructibles entre les gens...
Une rencontre qui unissait des personnes très différentes..des personnes qui dans d'autres circonstances..ne se seraient peut être jamais rencontrées...
Du nord au Sud...
Au delà des conditions sociales et culturelles...
Des maisons s'ouvraient pour accueillir ceux qui avaient tout perdu...
Le pain se partageait même si on avait toujours faim...
Chrétiens et musulmans toutes confessions confondues, priaient ensemble pour la paix...
Des gens donnaient leur vie, pour sauver un frère inconnu..
Les gens se redécouvraient frères...amis...parents...
Les ponts se reconstruisent...
Car l'espoir de la paix...est toujours dans l'unité..
Je vous embrasse tous !
Le coeur encore triste et serré mais reconnaissant d'être encore vivants...
L'esprit encore rempli des images de l'horreur, de ces longues journées de peur dominées par le langage de la violence et de la haine...
Je reviens de loin pour vous adresser ces qlq mots dans ce petit blog qui a survécu grâce à vos messages d'amitié et de solidarité...
Trente quatre jours en enfer...jamais je ne pourrais raconter ce que c'est...des corps d'enfants déchiquetés...ensevelies....martyrisés...les yeux remplis de terreur et de larmes...et d'incompréhension devant tant de haine...les mots me semblent bien dérisoires pour exprimer ce vécu d'horreur...je laisse qlq'un d'autre raconter...
"Jusqu'à la dernière seconde : une boulimie de mort et de destruction, une hargne incoercible dévoreuse d'innocents. Jusqu'à la dernière seconde, une machine de guerre débridée, une course effrénée contre la montre. Jusqu'à la dernière seconde, un paysage dantesque fait de sang et de larmes, un Apocalypse Now . Jusqu'à la dernière seconde, l'absurdité la plus désespérante le disputant à la barbarie la plus féroce.
Trente jours interminables, un État exsangue, dépecé, des milliers de victimes, un million de déplacés, une infrastructure anéantie, Un jour de souffrances pour une année de perdue. Trente jours d'indignité pour une dégringolade de trente ans, une équation tragique, terrible et le monde a laissé faire pendant plus de trente jours !
12 juillet 2006, ce sont les portes de l?enfer qui se sont ouvertes, c'est la boîte de Pandore qui a libéré ses démons exterminateurs. Maculée de sang la terre fertilisée, occupée, saccagée la terre libérée, jetée sur les routes de l'exode une population sans cesse vouée au sacrifice. Un gâchis fou, une désillusion énorme à la mesure de la catastrophe endurée."
Mais aujourd'hui, au-delà du malheur, des vies sacrifiés...du sang versé...d'un pays dévasté...au delà des maisons éventrées...des ponts détruits..ce sont des ponts humains qu'il faudrait reconstruire avant tout...des ponts de communications..des ponts d'unité et de paix..
C'est dans cet objectif, que j'ai quitté, il y a qlq jours, la "sécurité (relative) de ma maison, pour aller vivre auprès des réfugiés, qui ont tout perdu, et qui ont été accueillis dans un petit centre au coeur de la montagne...Une expérience de partage unique et magnifique...un rayon de soleil dans cette obscurité...un moment de vie que je vous raconterais bientôt !
En attendant, prenez soin de vous et de vos familles..je vous embrasse tous bien fort !
MERCI A TOUS MES AMIS POUR VOS MESSAGES SI CHALEUREUX..VOTRE SOUTIEN ET VOS PRIERES..
C'EST VRAI QUE VOUS ETES TOUS BIEN LOIN...MAIS L'AMITIE N'A PAS DE FRONTIERE..
ELLE RECHAUFFE LE COEUR ET PERMET DE CROIRE QUE L'AMOUR SERA TOUJOURS PLUS FORT QUE LA HAINE...
LA PAIX PLUS FORTE QUE LA GUERRE...
JE VOUS EMBRASSE TOUS ET A BIENTOT PEUT ETRE...
voici un extrait d'une lettre rédigée par un papa à son petit enfant.
(excusez moi c'est en anglais..)
To you my beloved son
Sorry for not being able to offer you a peaceful country
Sorry for not offering you a country with a strong army capable of defending your beautiful country.
Sorry for not offering you a government able to defend you from all inhuman attacks.
Remember, the most important thing in this life is to win peace, not to win war.
Sorry for all the abuse committed in the name of God.
Sorry for those who pretend to defend our small country and who are using civilians as human shields, and our neighborhoods as their shelters.
Sorry for offering you a destroyed country.
Sorry for not offering you a passport with many visas as a welcoming gift.
The lives of other people are more valuable than those of the refugees, especially when they are poor and nobody have the money to buy them.
We are living in a beautiful region full of everything except peace; we must be ready, at all times, to run away, leaving our houses like refugees.
Sorry for talking for days in all the languages of the world about peace, and not being able to establish this peace in our daily life and in our country. Yes, you are right, we all are real hypocrites.
Sorry for missing again and again all the peace opportunities.
Sorry for not being able to tell you to which part of the world you must run to for shelter because
I also do not know.
Sorry.