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UNE BOUTEILLE À LA MER

Fracas sang

Il était dix-huit heure huit,

Sur l’horloge de nos vies,

Lorsque soudain retentit,

Un bruit qui nous terrifie.

 

Un souffle d’une violence,

Effroyable nous emporte,

Suivi par un lourd silence,

Une odeur de chair morte.

 

Après la sidération,

Nous hurlons notre terreur,

La fuite est la seule option,

Epouvantés et en pleurs.

 

Autour de nous tout s’effondre,

Des bris, des éclats de verre,

Pas le temps de se morfondre,

Partout des blessés qui errent.

 

Comme des âmes perdues,

Qui cherchent à retrouver,

Les restes d’une vie suspendue,

Que personne ne peut sauver.

 

Le sang trace le chemin,

Que tous suivent hagards,

En se tenant par la main,

Et se cherchant du regard.

 

Dans leurs yeux les mêmes questions,

Pourquoi l’horreur recommence?

Cette éternelle expiation,

Et cette infinie violence,

 

Sommes-nous encore en vie,

Dans cet enfer sur terre ?

Nos corps sont bien en survie,

Mais nos cœurs au cimetière.

 

Et les souvenirs défilent,

Dans notre ville en lambeaux,

Des images indélébiles,

Notre mémoire est un tombeau.

 

Nous panserons nos blessures,

Guérirons nos plaies béantes,

Mais garderont des fêlures,  

Réminiscences qui nous hantent.

 

 

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M
tu as dû vivre des choses horribles pour pouvoir faire un texte comme celui là.....passe une bien douce journée
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M
Oh oui ....ma mémoire est un cimetière rempli de plus d'horreurs que tu ne peux imaginer ...mais on se relève et on avance...entre larmes et résilience...merci pour ton empathie... amitiés :)
R
très beau texte qui me fais de suite penser au Liban vu ce que s'y est passé en début aout....Bisous
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M
Oui...c'est une épreuve de plus...qui réveille toutes les autres ...amitiés
S
je pense à la guerre en lisant ton beau texte..de nouvelles souffrances qui réveillent souvent les blessures plus anciennes...
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M
Oui...c'est malheureusement valable pour tant de peuples victimes de cette violence gratuite et aveugle ...je suis une enfant de la guerre et je reste marquée à vie...amitiés !
C
Fracas sang et fracassant, oui, en effet, Mel ! Quel bouleversement !!! Si fort qu'il retient des belssures inoubliables qui refont surface, hélas ! Que c'est bien écrit !!! Gros bisous♥
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M
C'est vrai... chaque blessure ouvre toutes les anciennes cicatrices...des plaies jamais refermées car sans cesse réactivées...merci de ton empathie. Amitiés. Bon dimanche ! :)
A
Bonsoir Mel,
Ton poème est si bouleversant et criant d'une sombre vérité.
Sans savoir exactement de quoi il s'agit, ton texte me fait penser aux horreurs de la guerre ou du terrorisme... malheureusement encore trop d'actualité.
Toutes les violences, d'où qu'elles soient, sont des ignominies contre l'humanité.
Je comprends la peur qui tient aux tripes, les souvenirs douloureux ancrés dans la mémoire qui sursaute au moindre bruit et j'imagine le cœur qui se contracte au moindre cri ou craquement.
Puissent l'amour et la paix poser un baume sur ces terribles blessures.
Avec sincérité et grande douceur, je t'envoie cet amour et cette profonde paix intérieure qui vient de mon cœur.
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M
Merci douce amie pour tes mots qui me touchent profondément...oui...c'est vrai...ces horreurs n'ont que trop duré...des générations entières sont marquées...le monde a besoin de cette douceur et cette paix...amitiés !
E
C'est un poème magnifique. Je ne sais à quelle catastrophe tu te réfères mais c'est glaçant. Amitiés
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M
Merci Écureuil bleu...je me réfère à une expérience personnelle...mais peu importe la catastrophe...la douleur est universelle...amitiés !
M
Bonsoir Mel,
Un terrible drame dont je comprends qu'il ait suscité autant d'effroi, non seulement par son ampleur et sa soudaineté, mais certainement aussi parce qu'il a réveillé des peurs anciennes.
Je suis de tout coeur avec toi et avec vous tous.
Amitiés,
Martine
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M
C'est tout à fait ça chère Martine ...la résilience ne fait pas oublier les violences subies ...et au moindre traumatisme tout ressurgit ... Cette dernière épreuve par son horreur dépassait une nouvelle fois nos pires craintes et peurs...merci pour ton empathie. amitiés
M
Merci douce poétesse pour ces magnifiques vers ...ta grande empathie et tes précieuses prières ...amitiés !
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M
Tu m'as bouleversée en lisant j'ai pleuré
Comme hier je l'écris sans être prophétesse
Avec mes humbles vers d'humaine poétesse
Dans l'horreur Le Liban sut ceux qui l'ont leurré.

Bonjour Mel,
Souvent ceux qui crie si fort qu'ils aiment leur pays ne sont pas ceux qui lui donnent leur vie ! Je vais faire une prière pour toutes les innocentes victimes.
Pensées amicales
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