DES MOTS
Je dédie ce blog...à tous ces mots volés,
A tous ces mots perdus, tous ces mots brisés,
Tous ces mots tus...ces mots de peurs et de douleurs,
ces mots tabous, ces mots secrets que personne ne veut écouter....
Des mots, juste des mots,
Que tu vas écouter,
Comme on pose un fardeau,
Qu'on a longtemps porté.
Des paroles brûlantes,
Qui racontent une histoire,
Une émotion violente,
Gravée à l'encre noir,
Des lettres qui s'enlaçent,
Pour porter le message,
Des êtres qui s'effacent,
A la fin du voyage.
Des mots, rien que des mots,
Si forts et impuissants,
Pour traduire les maux,
Imprimés dans le sang
Prendre un enfant par la main
Pour l'amener vers demain
Pour lui donner la confiance en son pas
Prendre un enfant pour un roi
Prendre un enfant dans ses bras
Et pour la première fois
Sécher ses larmes en étouffant de joie
Prendre un enfant dans ses bras.
Prendre un enfant par la main
Et lui chanter des refrains
Pour qu'il s'endorme à la tombée du jour
Prendre un enfant par l'amour
Prendre un enfant comme il vient
Et consoler ses chagrins
Vivre sa vie des années puis soudain
Prendre un enfant par la main
En regardant tout au bout du chemin
Prendre un enfant pour le sien.
Paroles et musique : Yves Duteil
Des paroles magnifiques pour une réalité boulversante...que je vis au quotidien avec ce petit ange..avec mon petit neveu, mon filleul..
Car non, ce petit prince n'est pas le mien..l'émotion intense du moment..la magie de la naissance...m'a fait oublier de préciser ce détail...
Ses yeux brillants d'émotion à l'annonce de LA surprise...une image inoubliable..Je vous en parlerais bientôt..c'est promis !
Mais quelque soit le lien de parenté...c'est le coeur qui parle.. Je vous remercie de tout coeur pour vos mots pleins de douceurs et tous vos voeux de bonheur..
L'anniversaire de mon frère était aussi une journée exceptionnelle..
des moments de tendresse et de bonheur à garder précieusement en moi..
Voila le petit ange qui a boulversé ma vie...et introduit le bonheur et la douceur dans mon coeur endurci...
Je n'arrive pas encore à exprimer toute l'émotion que je ressens...quand je le tiens dans mes bras...tout l'amour du monde..toute la paix que je ressens quand je le regarde dormir paisiblement... Je tiens à vous dire merci de partager mon bonheur qui tous les jours se multiplie avec vos messages d'amitié...si précieuse pour moi.. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul...Vendredi c'est le trentième anniversaire de mon petit frère si fier de son petit neveu...qu'il regarde avec une tendresse infinie...
Gros bisous à tous !!
Alors je m'excuse de ne pas être très présente auprès de vous.cette semaine...car vous me manquez beaucoup..mais j'organise avec lui une petite fête avec ses amis et je lui prépare une grande surprise qui j'espère fera briller ses yeux de bonheur..mais chuuut je reviendrais très vite vous raconter..
Il y avait une fois, il y a bien longtemps de cela, dans un petit village palestinien, un atelier de charpentier.
Un jour que le maître était absent, les outils se réunirent en grand conseil sur l'établi. Les conciliabules furent longs et animés, ils furent même véhéments.
Il s'agissait d'exclure de la communauté des outils un certain nombre de membres.
L'un prit la parole: Il faut, dit-il, exclure notre soeur la scie, car elle mord et elle grince des dents. Elle a le caractère le plus grincheux du monde.
Un autre dit: Nous ne pouvons conserver parmi nous notre frère le rabot qui a le caractère tranchant et qui épluche tout ce qu'il touche.
Quand au frère marteau, dit un autre, je lui trouve le caractère assommant. Il est tapageur. Il cogne toujours et nous tape sur les nerfs. Excluons-le.
Et les clous ? ... Peut-on vivre avec des gens qui ont le caractère aussi pointu ? .. Qu'ils s'en aillent !
Et que la lime et la râpe s'en aillent aussi. A vivre avec elles, ce n'est que frottement perpétuel.
Et qu'on chasse le papier de verre dont il semble que la raison d'être dans cet atelier soit de toujours froisser !
Ainsi discouraient en grand tumulte les outils du charpentier.
Tout le monde parlait à la fois.
L'histoire ne dit pas si c'était le marteau qui accusait la scie et la rabot la lime, mais il est probable que c'était ainsi, car à la fin de la séance, tout le monde se trouvait exclu.
La réunion bruyante prit fin subitement par l'entrée du charpentier dans l'atelier.
On se tut lorsqu'on le vit s'approcher de l'établi.
Il saisit une planche et la scia avec la scie qui grince.
La rabota avec le frère rabot au ton tranchant qui épluche tout ce qu'il touche.
Le frère ciseau qui blesse cruellement, notre soeur la râpe au langage rude, le frère papier de verre qui froisse, entrèrent successivement en action.
Le charpentier prit alors nos frères les clous au caractère pointu et le marteau qui cogne et fait du tapage.
Il se servit de tous ses outils au méchant caractère pour fabriquer un berceau.
..... Pour accueillir l'Enfant à naître...
..... Pour accueillir la Vie ...
Jean Vermette...
ET NOUS AUSSI, NOUS ATTENDONS UN PETIT ANGE, QUI S'APPELLERA GABRIEL..ACCEPTONS NOS DIFFERENCES ET UNISSONS NOUS POUR L'ACCUEILLIR..
Je connais des bateaux qui restent dans le port,
De peur que les courants les entrainent trop fort,
Je connais des bateaux qui rouillent dans le port,
A ne jamais risquer, une voile dehors.
Je connais des bateaux qui oublient de partir,
ils ont peur de la mer à force de vieillir,
Et les vagues jamais, ne les ont séparés,
Leur voyage est fini avant de commencer.
Je connais des bateaux tellement enchainés,
Qu'ils ont désappris comment se regarder,
Je connais des bateaux qui restent à clapoter,
Pour être vraiment sûrs de ne pas se quitter.
Je connais des bateaux qui s'en vont deux par deux,
Affronter le gros temps quand l'orage est sur eux,
Je connais des bateaux qui s'égratignent un peu,
Sur les routes océances où les mènent leurs jeux.
Je connais des bateaux qui n'ont jamais fini,
De s'épouser encore chaque jour de leur vie,
Et qui ne craignent pas, parfois , de s'éloigner,
L'un de l'autre un moment, pour mieux se retrouver.
Je connais des bateaux qui reviennent au port,
Labourés de partout mais plus graves et plus forts,
Je connais des bateaux étrangement pareils,
Quand ils ont partagés des années de soleil.
Je connais des bateaux qui reviennent d'amour,
Quand ils ont navigués jusqu'à leur derniers jours,
Sans jamais replier leurs ailes de géants,
Parce qu'ils ont le coeur à taille d'océan.
Marie Annick RETIF
Tu me dis que tu aimes le vent
Mais tu fermes la fenêtre.
Tu me dis que tu aimes la pluie
Mais tu ouvres ton parapluie.
Tu me dis que tu aimes le soleil
Mais tu portes une casquette.
Tu me dis que tu aimes les fleurs
Mais tu les coupes au sécateur.
Alors comprends que je pleure
Quand tu me dis: "Je t'aime"
Marguerite, petite fille du Sénégal
Petites Béatitudes pour notre temps ·
Bienheureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes : ils n'ont pas fini de s'amuser.
Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d'une taupinière : il leur sera épargné bien des tracas.
Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d'excuses : ils deviendront sages.
Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter : ils en apprendront, des choses nouvelles !
Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux : ils seront appréciés de leur entourage.
Bienheureux êtes-vous si vous savez regarder sérieusement les petites choses et paisiblement les choses sérieuses : vous irez loin dans la vie.
Bienheureux êtes-vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace : votre route sera ensoleillée.
Bienheureux êtes-vous si vous êtes capables de toujours interpréter avec bienveillance les attitudes d'autrui même si les apparences sont contraires : vous passerez pour des naïfs, mais la charité est à ce prix.
Bienheureux ceux qui pensent avant d'agir et qui prient avant de penser : ils éviteront bien des bêtises. ·
Bienheureux ceux qui sont attentifs à l'appel des autres, sans toutefois se sentir indispensables : ils seront semeurs de joie !
Bienheureux ceux qui savent faire éclore un sourire là où la parole ne passe pas : ils éviteront bien des malentendus.
Bienheureux ceux qui s'abstiennent de juger : car leur propre regard prendra la douceur du miel.
Bienheureux surtout vous qui savez reconnaître un frère en tous ceux que vous rencontrez :
vous avez trouvé la vraie lumière, vous avez trouvé la véritable sagesse.
d'après Joseph Folliet
DEMAIN C'EST LA PAQUES DES ORTHODOXES,
SOURIEZ C'EST ENCORE LA FETE !
Jésus, qui est élève à l'Ecole de Nazareth, rentre chez lui avec son bulletin scolaire. Franchement, ce n'est pas très bon.
Sa mère a déjà vu un mauvais bulletin, et elle n'a rien dit, méditant toutes ces choses dans son coeur.
Mais aujourd'hui, le plus difficile reste à faire : il faut le montrer à Joseph.
Expéditeur : Ecole Siméon de Nazareth
Destinataires : Joseph et Marie
Objet : Bulletin de Jésus
Mathématiques : ne sait quasiment rien faire, à part multiplier les pains et les poissons.
Sens de l'addition : n'est pas acquis ; affirme que son Père et lui ne font qu'un.
Ecriture : n'a jamais ses cahiers et ses crayons ; est obligé d'écrire sur le sable.
Géographie : n'a aucun sens de l'orientation ; affirme qu'il n'y a qu'un chemin et qu'il conduit chez son Père.
Chimie : ne fait pas les exercices demandés ; dès qu'on a le dos tourné, transforme l'eau en vin pour faire rigoler ses camarades.
Education physique : au lieu d'apprendre à nager comme tout le monde, marche sur l'eau.
Expression orale : grosses difficultés à parler clairement ; s'exprime en paraboles.
Ordre : a distribué toutes ses affaires à l'école et déclare, sans honte, qu'il n'a même pas une pierre comme oreiller.
Conduite : fâcheuse tendance à fréquenter les étrangers, les pauvres, les galeux, les malades, les handicapés...
Joseph se dit vraiment que ça ne peut pas durer, qu'il doit prendre des mesures sévères :
« Eh bien, Jésus, puisque c'est comme ça, tu peux faire une croix sur tes vacances de Pâques !... »
Un brahmane très pieux, tous les jours à son réveil, prenait son bain rituel et partait aussitôt vers le temple, son panier d'offrandes à la main.
Il allait assister à la prière du matin. De même le midi et le soir, il retournait au temple. Ainsi, trois fois par jour, il rendait un culte à Dieu. Avec ferveur il priait : " Seigneur, je viens te rendre visite chez toi, sans que j'aie manqué un seul jour. Matin et soir, je te fais des offrandes. Ne peux-tu pas venir chez moi ? "
Attentif à cette prière quotidienne, Dieu lui répondit enfin : " Demain, je viendrai. "
Tout heureux il se met à laver à grande eau sa maison. Il fait tracer devant le seuil des dessins en pâte de riz. A l'aube, il attache une guirlande de feuilles de manguier à l'entrée de sa maison. Dans la salle de réception, des plateaux de fruits, de galettes sucrées et de fleurs s'étalent à profusion. Tout est prêt pour recevoir Dieu. Il se tient debout pour l'accueillir.
L'heure de la prière matinale approche. Un petit garçon qui passe par là aperçoit, par la fenêtre ouverte, les plateaux de galettes.
Il s'approche : " Grand-père, tu as beaucoup de galettes, là-dedans, ne peux-tu m'en donner une ? " Furieux de l'audace du gamin, il réplique : " Veux-tu filer, moucheron. Comment oses-tu demander ce qui est préparé pour Dieu ? " Et le petit garçon effrayé s'enfuit.
La cloche du temple a sonné. La prière est terminée. " Dieu viendra après le culte de midi, attendons-le. " Fatigué, il s'assoit sur le banc. Un mendiant arrive et lui demande l'aumône. Le brahmane le chasse vertement. Puis il lave soigneusement la place souillée par les pieds du mendiant. ..
Et midi passe . . . Dieu n'est toujours pas au rendez-vous.
Le soir vient. Tout triste, il attend toujours la visite promise. Un pèlerin se présente à l'heure de la prière. " Permettez-moi de me reposer sur le banc et d'y dormir cette nuit... " " Jamais de la vie ! C'est le siège réservé à Dieu ! "
La nuit est tombée. Dieu n'a pas tenu sa promesse, pense-t-il tout triste.
Le lendemain, revenu au temple pour la prière, il renouvelle ses offrandes et fond en larmes :
" Seigneur, tu n'es pas venu chez moi comme tu me l'avais promis ! Pourquoi ?
" Une voix lui dit alors : " Je suis venu trois fois et chaque fois tu m'as chassé. " Légende indienne
Reconnaissons que nous avons souvent deux poids et deux mesures pour juger notre conduite et celle des autres.
Quand lui n'achève pas son travail, je me dis, il est paresseux.
Quand moi, je n'achève pas mon travail, c'est que je suis trop occupé, trop surchargé.
Quand il parle de quelqu'un, c'est de la médisance.
Quand je le fais, c'est de la critique constructive.
Quand lui tient à son point de vue, c'est un entêté.
Quand moi je tiens à mon point de vue, c'est de la fermeté.
Quand lui prend du temps pour faire quelque chose, il est lent.
Quand moi je prends du temps pour faire quelque chose, je suis soigneux.
Quand lui est aimable, il doit avoir une idée derrière la tête.
Quand moi je suis aimable, je suis vertueux.
Quand lui est rapide pour faire quelque chose, il bâcle.
Quand moi je suis rapide pour faire quelque chose, je suis habile.
Quand lui fait quelque chose sans qu'on le lui dise, il s'occupe de ce qui ne le regarde pas.
Quand moi je fais quelque chose sans qu'on me le dise, je prends des initiatives.
Quand lui défend ses droits, c'est un mauvais esprit.
Quand moi je défends mes droits, je montre du caractère…
Pierre Descouvemont

