UNE BOUTEILLE A LA MER...

 

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Message d'amitié

DES EMPREINTES DANS MON COEUR...

CERTAINS ENTRENT DANS NOTRE VIE ET NE FONT QUE PASSER...D'AUTRES S'Y ATTARDENT ET LAISSENT DES EMPREINTES QUI NOUS TRANSFORMENT A JAMAIS....

MERCI....

Images aléatoires

Communiquer

Entre ce que je pense,

Ce que je veux dire,

Ce que je crois dire,

Ce que je dis,

Ce que vous voulez entendre,

Ce que vous entendez,

Ce que vous croyez en comprendre,

Ce que vous voulez comprendre,

Et ce que vous comprenez,

Il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre.

Mais, s'il vous plaît, essayons quand même.

Bernard WERBER


 

DES MOTS

Je dédie ce blog...à tous ces mots volés,

A tous ces mots perdus, tous ces mots brisés,

Tous ces mots tus...ces mots de peurs et de douleurs,

ces mots tabous, ces mots secrets que personne ne veut écouter....

 

Des mots, juste des mots,

Que tu vas écouter,

Comme on pose un fardeau,

Qu'on a longtemps porté.

 

Des paroles brûlantes,

Qui racontent une histoire,

Une émotion violente,

Gravée à l'encre noir,

 

Des lettres qui s'enlaçent,

Pour porter le message,

Des êtres qui s'effacent,

A la fin du voyage.

Des mots, rien que des mots,

Si forts et impuissants,

Pour traduire les maux,

Imprimés dans le sang

 

Jeudi 2 février 2006

Pour toi  petit Ange..je ne t'oublierais jamais..!

 

Elle n'avait que dix ans,

La tristesse plein le coeur,

Le visage souriant,

Malgré toute sa douleur.

 

Elle n'avait que dix ans,

La vie pleine de promesses,

De danse et de chants,

De baisers, de tendresse.

 

Elle n'avait que dix ans,

Avait tellement à dire,

Sur la vie, sur les grands,

Qui l'avaient fait souffrir.

 

Elle n'avait que dix ans,

Elle a brûlé trop vite,

Dans le brasier brûlant,

De la peur qui l'habite.

 

Elle n'avait que dix ans,

Elle a rejoint le ciel,

Cet Ange innocent,

Parti à tire d'aile...

Mardi 31 janvier 2006

Toute la folie humaine,

La rage illimitée,

A déchainée sa haine,

En violence acharnée.

 

Sur ton corps déchiré,

Elle assouvit sa faim,

Comme une poupée brisée,

Tu te plie sous ses mains.

 

Tu t'évade dans ta tête,

Pour ne plus ressentir,

Ce souffle de tempête,

Qui va tout démolir.

 

La douleur a tracé,

Les lignes de ton corps,

Et ton âme blessée,

S'en souviendra encore..

Dimanche 29 janvier 2006

"La violence est ma tendresse à moi"
Serge Lama

 Violence conjugale, violence familiale, violence physique, violence psychologique, violence sexuelle, violence de chaque instant, violence de la part de ceux qu’on aime, parents, partenaire, collègues…Violence à l’école, dans la rue, au travail, violence économique, violence de la guerre..

Violence qui laisse des traces, violence qui marque à vie…dans le corps, dans le cœur…violence qu’on tait, qui nous effraie, violence qu’on fuit ou qu’on choisit, violence taboue...

violence à vie.. violence à mort…

Oui j’ai choisi aujourd’hui de parler de la violence…ce mal pervers qui fait souffrir tous les jours des milliers de personnes…qui fait mourir des centaines d’autres….une mort physique mais surtout une mort de l’âme, une mort de l’espoir…

Un enfant de cinq ans, battu à mort par sa famille, un homme assassiné par sa compagne, une femme tuée par son frère …crime de haine…crime d’amour…crime d’honneur…

On cherche à justifier cette violence innommable, à la décortiquer, la classer, sans jamais parvenir à l’expliquer…pourquoi sommes-nous violents ? Pourquoi acceptons-nous de subir des violences…et surtout pourquoi ce silence ?

Ce silence complice, qui permet à l’agresseur, qui viole sans pudeur, fait vivre dans la terreur, de continuer sans remords et sans peur…grisé par la violence, la domination et le silence…

Car quand les mots viennent, le courage de dénoncer sa peine…de briser ce cercle infernal…..par un mot, un geste, un regard …un appel à l’aide…il ne faut pas fermer les yeux, les oreilles et le cœur… être à l’écoute, tendre la main…permet parfois de conjurer le malheur….

Vendredi 27 janvier 2006

Enterrer mes cris,

De douleur et mes pleurs,

Sous un masque qui sourit ,

D'un petit air moqueur.

 

Enterrer mon âme,

Qui aime et qui désire,

Dans un torrent de larmes,

Qui va jusqu'au délire.

 

Enterrer mes rêves,

De femme amoureuse,

Cachés comme une fièvre,

Une maladie, honteuse.

 

Enterrer les cendres,

De mon coeur détruit,

Qui s'est lassé d'attendre,

Un bonheur qui s'enfuit.

Mercredi 25 janvier 2006

Elle te retrouve tous les soirs

Comme une compagne dans le noir,

Vous marchez main dans la main,

Sur les sentiers, les chemins.

Elle te retrouve le matin,

Dans la rue et dans le train,

Une ombre inséparable,

Constante et inoubliable.

Sur toi, elle a posé sa main,

Elle te suit comme un destin,

Fidèle comme une habitude,

C’est bien elle….TA SOLITUDE...

Mardi 24 janvier 2006

Comment ne pas sentir que cette intimité qui me protège et me définit est un obstacle à toute communication ? 

            Tout à l’heure, perdu au milieu des autres, j’existais à peine. J’ai maintenant

 

découvert la joie de me sentir vivre, mais je suis seul à la goûter.

Mon âme est bien à moi, mais j’y suis enfermé.

Les autres ne peuvent violer ma conscience, mais je ne puis leur en ouvrir l’accès, même lorsque je le souhaite le plus vivement. Mes gestes et mes paroles sont des signes sans contrepartie. Ils peuvent seulement faire allusion à une expérience que j’éprouve, mais ceux à qui je m’adresse ne pourront jamais avoir. Mon succès apparent, cachait ainsi une défaite totale. Seule la subjectivité est une existence véritable mais elle est, par essence, incommunicable.

Je suis tout seul et comme muré en moi-même, moins solitaire qu’isolé.

Mon jardin secret est une prison.

Je découvre en même temps que l’univers des autres m’est aussi exactement interdit que le mien leur est fermé. Plus encore, que ma souffrance propre, c’est la souffrance d’autrui qui me révèle douloureusement notre irréductible séparation. Quand mon ami souffre, je puis sans doute l’aider par des gestes efficaces, je peux le réconforter par mes paroles, essayer de compenser par la douceur de ma tendresse la douleur qui le déchire. Celle ci pourtant me demeure toujours extérieure. Son épreuve lui reste strictement personnelle. Je souffre autant que lui, plus peut-être, mais toujours autrement que lui ; je ne suis jamais tout à fait «avec » lui.

L’expérience de la mort est encore plus bouleversante. A cet événement exceptionnel qui anéantit celui que j’aime ou qui le transporte peut être dans quelque autre monde où je n’ai point accès, j’assiste en étranger. Ce déchirement qu’opère en moi la pensée d’une fin que je vois approcher n’est que MA tristesse, l’angoisse que j’éprouve pour la destinée de mon ami reste MON angoisse. Que je m’applique à rendre sa mort plus douce ou résignée ne supprime pas le fait que l’épreuve m’en demeure interdite.

ON MEURT COMME ON EST NE, TOUT SEUL, LES AUTRES N’Y PEUVENT RIEN.

 Enfermés dans la souffrance, isolés dans le plaisir, solitaire dans la mort, réduit à chercher des indices et des correspondances dont l’exactitude n’est jamais vérifiable, l’homme est condamné, par sa condition même, à ne jamais satisfaire un désir de communication auquel il ne saurait renoncer.

GASTON BERGER

Lundi 23 janvier 2006

Il était une fleur,

Eclose dans la douleur,

Arrosée par les larmes,

Et brisée par les armes,

 

Cette fleur si frêle,

Craintive et si sage,

 Etait oiseau en elle,

Prête pour le grand voyage.

 

Tous les jours elle rêvait,

Qu'un oiseau l'emportait,

Très haut vers le soleil,

Là où tout est merveille.

 

Mais quand venait le soir,

les oiseaux s'en allaient,

La laissant dans le noir,

Décue et apeurée.

 

Et un jour un roseau,

Qui la voyait rêver,

Les yeux levés si haut,

Vint la retrouver.

                                                                                                        

Tendrement enlacés,

La petite fleur bleue,

Et le roseau dressé,

Se sentaient si heureux.

 

Mais un jour cette fleur,

A voulu partager,

Son rêve, sa douleur,

D'être un oiseau caché

 

Le roseau fut blessé,

De ce cri de douleur,

Il ne reconnaissait,

Plus sa petite fleur,

 

Il se sentait trahi,

Par cet oiseau caché,

Comme par un ennemi,

Qui l'avait terrassé.

 

Le roseau s'est plié,

La fleur s'est fanée,

Le rêve s'est brisé,

L'oiseau mort à jamais....

                                                                

 

 

Samedi 21 janvier 2006
J'ai peur...peur d'aimer et d'être aimée, peur de l'amour, de l'amitié...peur de créer des liens, de m'attacher...devenir plus vulnérable, baisser ma garde et me laisser toucher..toucher à mort par l'amour ou la haine..peur de faire souffrir les gens que j'aime.. de les voir partir...me laisser seule....j'ai peur de mes souvenirs...peur des mots...peur des gestes... de la violence...peur du silence...peur du jour et de la nuit...j'ai peur de la vie... Je n'ai pas peur... de la souffrance, elle m'habite comme une présence..je n'ai pas peur de partir..sans laisser de souvenirs...
Jeudi 19 janvier 2006

Dans une cabane obscure,

Petit enfant pleurait,

 Du fond de ses blessures,

Ses larmes jaillissaient.

Perdu dans sa douleur,

Il sentit un caresse,

Tendre, comme une fleur,

Au parfum de tendresse.

 Levant la tête, il vit,

Un papillon fragile,

Illuminant sa nuit,

De milles couleurs subtiles.

"Mon joli papillon,

 Es-tu venu pour moi ?

N'es-tu qu'un illusion ?

J'ai si besoin de toi !

Dans un élan gracieux,

Léger comme un baiser,

Ce messager des cieux,

Sur l'enfant s'est posé.

"Reste auprès de moi,

Je veux t'aimer encore,

Te serrer dans mes bras,

Pour me sentir plus fort."

 Ouvrant ses petites mains,

Contre son coeur serrées,

L'enfant ne trouva rien,

Qu'une poussière colorée.

Un grand merci à tous mes papillons !

Mercredi 18 janvier 2006

Ceci est peut être le dernier message déposé  dans la petite bouteille ...cette bouteille lancée en mer depuis qlq jours, flotte dans un océan de contradictions...elle balance entre l'envie pressante de se laisser couler au fond de la mer pour y trouver enfin le repos..où celui de continuer à se battre à contre courant, contre vents et marées, balancée de part en part..brisée par les écueils, malmenée, tourmentée par les vagues qui tantôt la coulent et tantôt la recupèrent.....une bouteille perdue qui ne sait pas ce qu'elle veut..qui espère  par moments, être repêchée mais repousse toutes les mains tendues pour la sauver...elle crie, mais redoute d'être entendue...elle attends le jour pour oublier les angoisses de la nuit dans un océan noir plein de dangers..mais le jour naissant fait renaitre ses craintes de croiser les habitants de la mer..et elle recommence a espérer le coucher du soleil pour retrouver sa solitude, désirée et crainte à la fois...Ainsi cette bouteille, remplie de messages, s'est déjà échouée sur plusieurs plages..bcp ne l'on pas vu camouflée dans le sable, abimée et salie, elle n'a rien d'agréable.. certains l'ont accueillis mais n'ont pas découvert, que comme un coquillage vous raconte la mer, cette bouteille pour l'entendre, il faut bien écouter alors très vite lassés, il  l'ont rejetée...vers un gros requin qui la pris pour jouet..ainsi de plages en plage, de typhons en tempêtes, brisée et pleine de rage...elle achève son voyage..

 
 
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