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Images aléatoires

 
Mardi 23 octobre 2007

Me voila de retour à Paris !!

J'ai passé un mois à Lyon dans une communauté qui s'occupe d'adultes en situation de handicap mental, avec mon frère...c'était une expérience lumineuse comme dirait ma douce amie éva !

Un mois de vie avec des personnes qu'on appelle handicapés et qui nous révèlent notre propre handicap...avec leur regard profond et leur doux sourire, leur amour généreux et gratuit...on est "à genoux dans notre coeur".

Il est vrai que physiquement, c'était aussi un mois épuisant car le rythme de vie est intense. Du réveil au coucher, aider et accompagner les personnes dans les gestes de la vie quotidienne demande beaucoup d'énergie et de disponibilité mais c'était aussi un mois passé à se poser des questions différentes, à voir la vie avec leur regard d'enfant, leur simplicité et leur confiance...un temps de réfléxion qui m'a aidé à remettre en place beaucoup de choses dans ma vie compliquée, remplie de doutes et de peurs...

Alors me revoilà, prête à repartir dans mon pays, le coeur et la valise remplis de souvenirs, de dessins offerts en cadeaux, de petite fleurs et surtout de plein d'Amour... 

Mercredi 22 août 2007

Eh oui, c'est la fin de ma vie d'expatriée !!!

 

Depuis quelques jours je suis enfin rentrée au bercail pour retrouver mes petits anges et ma joie de vivre !

 

Les derniers mois étaient vraiment difficiles entre les études et le mémoire à terminer, la nostalgie de voir tous les amis rentrer chez eux, les adieux aux amis et aux enfants que j’ai accompagnée mais surtout ma frustration de ne pas voir  mon premier neveu grandir et mon deuxième neveu naitre si loin de moi !

 

Car le 21 mai, EG a eu un devenu un grand frère du haut de ses 15 mois !!

 

JM est né, aussi beau et doux et souriant que son petit frère, pour la joie de ses parents et toute la famille !

 

Entretemps, moi, le foyer fermé, je n’avais plus de logement, alors de stage en boulot, de Lyon en banlieue, je suis devenue une SDF moderne qui se déplace avec son ordinateur portable et ses valises de bouquins.. !

 

Et pourtant, je ne regrette rien car durant cette année j’ai beaucoup appris, fait de belles rencontres et des amitiés que je porte dans mon cœur.

 

Je suis contente d’être enfin de retour même si la situation continue à être très précaire et le danger présent a tous les coins de rue…sortir marcher dans la rue est un acte de foi dans la paix et l’avenir de ce pays que j’aime tellement !!  

Je profite de chaque instant pour faire le plein de calins et de soleil (un petit 38 pour changer de la grisaille parisienne) car je repars bientôt en France, pour un mois pour présenter ma soutenance et faire un dernier stage avant de revenir et préparer des projets pour l’avenir !

Alors mes amis, je vous souhaite de bonnes vacances et vous dit a bientôt !

 

Vendredi 8 juin 2007

   Les miens se meurent, et moi, vivant encore, dans
ma solitude, je les pleure.
   Mon peuple est mort et je suis ici, dans ce pays
lointain, errant au sein d'un peuple joyeux qui dort
sur des lits moelleux.
   Mon peuple est mort d'une mort douloureuse et  je
suis ici qui vit dans l'abondance et en paix.
   Je ne vis pas avec mon peuple persécuté, qui marche
dans le cortège de la mort vers le martyre.
   Je suis ici, de l'autre côté de l'océan qui vis
dans l'ombre de la quiétude et dans la lumière de la
paix.
   Je suis si loin de l'arène misérable et de
l'affliction que je ne suis même pas fier de mes
larmes.
  La mort de mon peuple est une accusation
silencieuse; c'est un crime fomenté par les têtes des
serpents invisibles c'est une tragédie sans texte.
   Mon peuple est mort tandis que ses mains se
tendaient vers l'Orient etl'Occident,   tandis que ses
orbites vides regardaient fixement la noirceur
du firmament.
   Il est mort en silence car l'humanité est restée
sourde à ses appels.
  Il est mort parce qu'il n'a pas sympathisé avec ses
ennemis, il est mort parce qu'il plaçait sa confiance
dans l'humanité toute entière, parce qu'il était les
fleurs piétinées et non le pied qui écrase.
  Il est mort parce qu'il était un bâtisseur de paix,
parce que les monstres de l'enfer se sont levés, ont
tout détruit, parce que les vipères et les enfants des
vipères ont craché du poison dans l'espace où les
saints Cèdres, les roses et les jasmins exhalent leur
parfum.

Extraits de "mon peuple est mort" - Khalil Gibran
-1916.
Malheureusement toujours d'actualité...Bisous à tous et merci pour vos encouragements...

Vendredi 27 avril 2007

 

 

Ce soir, je prends le temps de passer donner quelques nouvelles pour toutes ces amies fidèles qui continuent à passer et que je remercie de tout cœur pour leur fidélité !

 

Qu'est ce que je deviens après 8 mois d'exil, les études, les boulots, les stages mais aussi les rencontres, les joies et les regrets...un petit bilan s'impose !

 

Pour commencer, au niveau des études...j'ai fini avec succès mon premier semestre et tente de boucler le second fin mai pour me consacrer ensuite à mon mémoire de recherche jusqu'en septembre, date de soutenance...les cours étaient intéressants et m'ont apporté non pas les réponses que j'attendais car la formation de Master 2 professionnelle reste malgré tout très générale mais ceci m'a ouvert des pistes de réflexions intéressantes à approfondir...dans un doctorat peut être...pour le moment ce  choix  fait partie de mes grandes questions existentielles....rester..partir..revenir ?

 

Au niveau boulot ou plutôt boulots...j'enchaine autant que je peux...un rythme de vie épuisant qui me pompe toute mon énergie mais ma joie est si grande quand un de mes petits bouts me tend les bras ou m'accueille avec un cri de joie...j'oublie la fatigue et tous les soucis...pour savourer toute la douceur de ces moments entourée de mes petits anges..qui ne me font pas oublier mon petit trésor qui grandit loin de moi...

 

Ma vie au foyer était bien remplie, de joie et de rencontres....la présence continue de 40 jeunes étudiants demande une grande disponibilité et une capacité de sortir de soi pour écouter, conseiller..que je n'avais pas toujours mais malgré tout, de quelques belles relations se sont crées avec celles qui m'appellent "grande sœur"; Ensemble nous avons vécu de grands moments de partage et un magnifique pèlerinage...

 

Ces quelques mois si riches et intenses n’ont pourtant pas manqués de difficultés...après les combats administratifs, les difficultés de se réadapter à un quotidien différent, à un retour "au banc de l’école" après 12 ans de vie professionnelle, de gros soucis de santé sont venus tout compliquer..des nouvelles du pays de plus en plus alarmantes...l'absence qui chaque jour me serre le cœur et me remplit les yeux de larmes...l'angoisse du présent inquiétant, de l'avenir incertain...

 

Et pourtant, en regardant en arrière, ces mois passés, une seule chose est claire...un fil de lumière réunit tous les éléments de ma vie, même les plus durs... et une paix profonde est venue souvent adoucir mes moments d'angoisse, des petites rencontres sont venus adoucir ma solitude et un regard nouveau chaque matin me permet de continuer à accueillir avec émerveillement ces petits  présents quotidiens …

 

Un grand merci, encore une fois à toutes mes fideles amies  des blogs qui continuent malgré mes absences à me soutenir de leur amitié et leur présence …j’espère profiter du peu de temps qui me reste en France, pour faire le plus de rencontres possibles et repartir le cœur plein de souvenirs…

 

 

Jeudi 29 mars 2007

 

Marche,

Tu es né pour la route.
Marche,
Tu as rendez-vous.
Où ? Avec qui ?
Tu ne sais pas encore
Avec toi peut-être.
Marche,
Tes pas seront tes mots
Le chemin, ta chanson
La fatigue, ta prière
Et ton silence, enfin
Te parlera.
Marche,
Seul, avec d’autres
Mais sors de chez toi.
Tu te fabriquais des rivaux
Tu trouveras des compagnons.
Tu te voyais des ennemis
Tu te feras des frères.
Marche,
Ta tête ne sait pas
Où tes pieds
Conduisent ton cœur.
Marche,
Tu es né pour la route
Celle du pèlerinage.
Un autre marche vers toi
Et te cherche.
Pour que tu puisses le trouver
Au sanctuaire du bout du chemin
Au sanctuaire du fond de ton cœur .
Il est ta paix
Il est ta joie
Va, déjà
Dieu marche avec toi.

Prière envoyée par Paul Burget, trouvée dans une église du chemin.

  

Depuis 70 ans, le pèlerinage étudiant de Chartres constitue l'un des évènements incontournables de l'année universitaire pour beaucoup d'étudiants de la région parisienne.

Il a lieu chaque année au printemps, et rassemble de 2000 à 3000 marcheurs (années récentes) autour d'une formule bien rodée et d'un thème renouvelé. Ces pèlerins d'un week-end sont issus des aumôneries catholiques des universités, grandes écoles, mouvements, paroisses de l'Ile de France.

Traditionnellement, et après un envoi commun le samedi aux aurores, ces étudiants-pèlerins cheminent vers Chartres au sein d'une " Route " (groupe de 150 à 500 jeunes) sur un itinéraire particulier. Au sein d'une " route ", chaque étudiant participe à un " chapître ", groupe de réflexion et de partage plus restreint.

Toutes les routes convergent vers la cathédrale de Chartres le dimanche après-midi, où est célébrée une messe de clôture et d'envoi, avant le retour sur Paris.

 

«Pèlerinage:être tellement parti qu ’on ne puisse revenir » Claudel

 

L'histoire commence le 14 juin 1912, lorsque Charles Péguy entreprend le pèlerinage de Chartres à la suite d'un vœu fait l'été précédent au chevet de son fils malade. Après la mort du poète en 1914, certains de ses amis empruntent son itinéraire pour faire mémoire.

En 1935, une poignée d'étudiants de la Sorbonne décide de marcher vers Chartres à la suite de Péguy. L'année suivante, le pèlerinage étudiant est né : plus structuré, il dure trois jours et accueille une centaine de pèlerins. Il continue à se développer et perdure malgré la guerre ; en 1945, il rassemble 4 000 marcheurs !

Avec le milieu des années 1960 s'ouvre une période de difficultés mais avec les années 1990, la formule se renouvelle et l'ensemble de la " génération étudiante " de la région parisienne est invitée à participer.

En 1996, la présence de la Croix des Journées Mondiales de la Jeunesse marque les participants et en 1997, le pèlerinage inaugure la dernière ligne droite vers les JMJ qui se tiennent à Paris. En 2000, il constitue la première des trois étapes proposées aux jeunes d'Ile de France pour leur démarche jubilaire. Rassemblant désormais un nombre régulier de pèlerins compris entre 2500 et 3500, il reste le rendez-vous fédérateur des différentes communautés étudiantes chrétiennes.

Mercredi 21 mars 2007

 

Un enfant, sur le point de venir au monde, demande à Dieu:

"On m'a dit que vous m'envoyez sur la terre demain,

 mais comment est-ce que je vais vivre là étant si petit

et sans défense ?

" Dieu répond: "Parmi tous les anges, j'en ai choisi un pour toi.

Ton ange t'attendra et prendra soin de toi."

L'enfant demande encore: "Mais dites-moi, ici au ciel,

je n'ai rien à faire que de chanter et rire pour être heureux...

" Dieu dit: "Ton ange chantera pour toi

et sourira aussi pour toi tous les jours.

Tu sentiras aussi l'amour de ton ange et tu seras très heureux."

L'enfant demande: "Comment est-ce que je serai capable

de comprendre quand les gens me parleront

si je ne connais pas leur langage?"

Dieu dit: "Ton ange te dira les plus beaux et plus tendres mots

que tu n'entendras jamais et, avec patience et attention,

ton ange te montrera à parler."

L'enfant: "Et qu'est-ce que je ferai quand je voudrai vous parler?"

 

Dieu: "Ton ange placera tes mains ensemble

et te montrera comment prier"

L'enfant: "J'ai entendu dire que sur la terre,

il y a des hommes méchants.

Qui me protègera?"

Dieu: "Ton ange te défendra même au risque de sa propre vie."

L'enfant: "Mais je vais être triste de ne plus vous voir!

" Dieu: "Ton ange te parlera de moi

et te montrera la façon de revenir à moi.

Et, je serai toujours là, à côté de toi..."

À ce moment là, c'était très calme au ciel,

 mais des voix venant de la terre pouvaient être entendues

et l'enfant demanda:

"Dieu, si je dois partir maintenant,

s.v.p. dites-moi le nom de mon ange."

Dieu répondit: "Son nom n'est pas important,

tu l'appelleras tout simplement maman..."

 

AUJOURD'HUI, POUR NOUS, C'EST LA FETE DES MERES !

JE SOUHAITE A TOUTES LES MAMANS DU MONDE 

ET SPECIALEMENT LES ANGES DU BLOG

BEAUCOUP DE TENDRESSE ET D'AMOUR

AU NOM DE TOUS LES ENFANTS

QUI VOUS APPELLENT MAMAN !

 

http://membres.lycos.fr/lesdouceursdekokotte/ciel.htm. www.lespasseurs.com

 

 

 

Mardi 13 février 2007

Merci Doctole de m’avoir passé la chaîne même si je ne sais pas vraiment quoi dire...ma vie n'a rien de bien marrant...mais je vais jouer le jeu...désolée d'avance pr le résultat...

Alors…la consigne dit…Où étiez-vous en 2002, 1997, 1992, 1987...? Et avant ? Que faisiez-vous ? Vous étiez heureux ?
Racontez-nous ce que vous avez fait depuis votre naissance, mais uniquement les années finissant par un 2 ou un 7. Puis renvoyez ce questionnaire à 7 blogueurs et blogueuses que vous souhaitez mieux connaître.

 

 

 

 

 

 

 

Alors, voyons …1972, je n’étais pas là…même pas un projet je crois…ma grande soeur avait un an et vivait choyée comme une reine…bientôt c’est son fils va avoir un an…comme le temps passe vite….

 

 

 

1977…J’avais 3 ans…j’ai parlé tard...mon premier mot a été Boum…la guerre avait commencé quand j’ai eu un an et un mois…cette année marque la fin officielle de la première guerre, je l’inscris dans ma mémoire comme le prélude d'une longue histoire…

 

 

 

1982…j’ai 8 ans...la guerre contre mon pays continue.…je suis une pro de la fuite.. Je suis chargée d’un petit sac marron qui doit être toujours prêt avec médicaments d'urgence et qlq aliments non périssables. à emporter quand on va se réfugier…je connais l’angoisse de mourir dans ces abris si noirs et souvent enfumés où on s’entasse à 15 par mètre carré…je lis…jour et nuit à la lueur d’une bougie…pour m’évader dans ma tête.. je me raconte des histoires..et souvent je rassemble les plus petits pour les emmener faire un petit voyage…un petit tour sur les nuages…

 

 

 

1987 J’ai 13 ans…l’âge maudit…je ne n’aime pas parler de cette période…

 

 

 

1992 Les guerres se suivent et se ressemblent…massacres, assassinats, bombes et  voitures piégés… On me dit que la guerre est finie…ça finit une guerre ? je ne sais pas encore que j’en connaîtrais tant d’autres…pour le moment je commence à peine à vivre mon adolescence.. en décalage...je prends conscience de beaucoup de choses…je découvre la vie…je m’inscris à la fac.. je fais des études …j’aime les enfants.. je fais des rêves…

 

 

 

1997 J’ai fini mes études, je travaille depuis 2 ans auprès d’enfants en difficulté…mon premier rêve est réalisé…malheureusement la guerre vient encore détruire mes espoirs d’avenir... révoltés par cette violence sans fin…avec des amis…on décide de ne plus subir…on récolte vêtements, chaussures et produits alimentaires et on fait le tour des écoles pour aider les plus démunis.. ceux qui ont tout perdu.. répondre à la haine et la violence par la solidarité et le partage…

 

 

 

2002 : La vie continue malgré la violence incessante…J’ai crée mon propre centre pour enfants en difficultés où j’accueille avec bonheur des enfants qu’on dit "handicapés"…c’est leur joie de vivre qui me donne la force de me battre tous les jours.. et de dépasser tous mes "handicaps"…

 

 

 

2007 : Après un été sanglant, je suis en France pour de nouvelles études… Je fais de magnifiques rencontres grâce à mon blog... J’aurais aimé terminer avec un "Happy End" en disant que la guerre est enfin finie.. mais au moment où j’écris… je sais que la violence déchire encore aujourd’hui mon beau pays…Je rentre chez moi dans dix jours…J’espère vous retrouver à mon retour… si vous voulez rester en contact même sporadique, vous pouvez vous inscrire  à la news letter...

 

Je passe cette chaine  à mes amies qui n'ont pas encore répondu je crois...Eva, Camomille, Fab, Syl, Thezou, Louis et Isa !

 

 

 

Je vous fais de gros bisous et vous dit à bientôt !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 15 janvier 2007

Bonjour à tous,

 Les fêtes sont terminées mais les cadeaux les plus précieux se donnent toute la vie...

Je profite de cet instant pour vous remercier tous et toutes pour tous les cadeaux que j'ai reçu cette année de chacune de vous..

Cadeau d'un sourire, d'une rencontre ou d'un partage...

Cadeau de tous ces mots, ces pensées..

Cadeau de l'amitié...MERCI !

 

 

Cadeau

Hier soir, dans la cuisine, je préparais le dîner,
Quand mon petit garçon est entré.
Il m'a tendu un morceau de papier griffonné,
J'ai essuyé mes mains sur mon tablier,
Je l'ai lu, et voici ce qu'il disait :
Pour avoir fait mon lit toute la semaine : 2 €
Pour avoir été aux commissions : 1 €
Pour avoir surveillé le bébé pendant que toi
Tu allais aux commissions : 0,5 €
Pour avoir descendu la corbeille à papiers : 0,5 €
Pour avoir remonté la corbeille à papiers : 1 €
Pour avoir arrosé les fleurs sur le balcon : 1 €
        Total : 6 €

Je l'ai regardé, il se tortillait en mâchant son crayon,
Et une foule de souvenirs sont revenus à ma mémoire.
Alors j'ai pris son crayon, j'ai retourné la feuille,
Et voilà ce que j'ai écrit :
Pour neuf mois de patience et douze heures d'accouchement : CADEAU,
Pour tant de nuits de veille surveillant ton sommeil : CADEAU,
Pour toutes les inquiétudes : CADEAU,
Pour tes jouets, ta nourriture, tes vêtements : CADEAU,
Pour tous les conseils, les connaissances transmises et le prix de tes études : CADEAU,
Pour t'essuyer les larmes et te moucher : CADEAU,
Et quand on fait le tour, le total de mon amour, c'est : CADEAU.

Quand il a eu fini de lire,
Il avait un gros chagrin dans les yeux.
Il a levé la tête, il a dit :
M'man, je t'aime beaucoup.
Il a repris son papier, il l'a retourné,
Et en grosses lettres, il a marqué :
        C'est CADEAU.

Et quand on fait le tour, le total de l'Amour,
        c'est : CADEAU.

Adapté d'une chanson de Marie Laforêt, 1974, Ed. Polydor

 

Samedi 23 décembre 2006

Conte d'après Noël

 

Lorsque les bergers s'en furent allés et que la quiétude fut revenue, l'enfant de la crèche leva sa tête et regarda vers la porte entrebâillée. Un jeune garçon timide se tenait là... tremblant et apeuré.

 

- Approche, lui dit Jésus. Pourquoi as-tu si peur ?
- Je n'ose... je n'ai rien à te donner, répondit le garçon.
- J'aimerais tant que tu me fasses un cadeau, dit le nouveau-né.
Le petit étranger rougit de honte.

 

- Je n'ai vraiment rien... rien ne m'appartient ; si j'avais quelque chose, je te l'offrirais... regarde.
Et en fouillant dans les poches de son pantalon rapiécé, il retira une vieille lame de couteau rouillée qu'il avait trouvée.
- C'est tout ce que j'ai, si tu la veux, je te la donne.
- Non, rétorqua Jésus, garde-la. Je voudrais tout autre chose de toi. J'aimerais que tu me fasses trois cadeaux.
- Je veux bien, dit l'enfant, mais que puis-je pour toi ?

 

- Offre-moi le dernier de tes dessins.
Le garçon, tout embarrassé, rougit. Il s'approcha de la crèche et, pour empêcher Marie et Joseph de l'entendre, il chuchota dans l'oreille de l'enfant Jésus :
- Je ne peux pas... mon dessin est trop moche... personne ne veut le regarder !
- Justement, dit l'enfant dans la crèche, c'est pour cela que je le veux... Tu dois toujours m'offrir ce que les autres rejettent et ce qui ne leur plaît pas en toi.

 

Ensuite, poursuivit le nouveau-né, je voudrais que tu me donnes ton assiette.
- Mais je l'ai cassée ce matin ! bégaya le garçon.
- C'est pour cela que je la veux... Tu dois toujours m'offrir ce qui est brisé dans ta vie, je veux le recoller...

 

Et maintenant, insista Jésus, répète-moi la réponse que tu as donnée à tes parents quand ils t'ont demandé comment tu avais cassé ton assiette... Le visage du garçon s'assombrit, il baissa la tête honteusement et, tristement, il murmura :
- Je leur ai menti... J'ai dit que l'assiette m'avait glissé des mains par inadvertance ; mais ce n'était pas vrai... J'étais en colère et j'ai poussé furieusement mon assiette de la table, elle est tombée sur le carrelage et elle s'est brisée !
- C'est ce que je voulais t'entendre dire ! dit Jésus. Donne-moi toujours ce qu'il y a de méchant dans ta vie, tes mensonges, tes calomnies, tes lâchetés et tes cruautés. Je veux t'en décharger... Tu n'en as pas besoin... Je veux te rendre heureux et sache que je te pardonnerai toujours tes fautes.

 

Et en l'embrassant pour le remercier de ces trois cadeaux, Jésus ajouta :
- Maintenant que tu connais le chemin de mon Coeur, j'aimerais tant que tu viennes me voir tous les jours...

JOYEUX NOEL ET BONNE ANNEE A TOUS !!

Lundi 4 décembre 2006
Une femme dit alors : Parle-nous de la Joie et de la Tristesse.
 
Il répondit :
 
Votre joie est votre tristesse sans masque.
Et le même puits d’où jaillit votre rire a souvent été rempli de vos larmes.
Comment en serait-il autrement ?
 
Plus profonde est l’entaille découpée en vous par votre tristesse, plus grande est la joie que vous pouvez abriter.
 
La coupe qui contient votre vin n’est-elle pas celle que le potier flambait dans son four ?
 
Le luth qui console votre esprit n’est-il pas du même bois que celui creusé par les couteaux ?
 
Lorsque vous êtes joyeux, sondez votre coeur, et vous découvrirez que ce qui vous donne de la joie n’est autre que ce qui causait votre tristesse.
 
Lorsque vous êtes triste, examinez de nouveau votre coeur. Vous verrez qu’en vérité vous pleurez sur ce qui fit vos délices.
 
Certains parmi vous disent : La joie est plus grande que la tristesse", et d’autres disent : "Non, c’est la tristesse qui est la plus grande".
 
Moi je vous dis qu’elles sont inséparables.
 
Elles viennent ensemble, et si l’une est assise avec vous, à votre table, rappelez-vous que l’autre est endormie sur votre lit.
 
En vérité, vous êtes suspendus, telle une balance, entre votre tristesse et votre joie.
 
Il vous faut être vides pour rester immobiles et en équilibre.
 
Lorsque le gardien du trésor vous soulève pour peser son or et son argent dans les plateaux, votre joie et votre tristesse s’élèvent ou retombent.
 
 
 
Khalil Gibran, Le Prophète
 
 
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