4 Janvier 2009
Connaissez vous cet ascenseur émotionnel qui vous fait monter au septième ciel pour vous replonger aussitôt au coeur de l'enfer ?
Un instant tout semble aller pour le mieux..le ciel est bleu...les nuages légers...la vie douce et les gens accueillants...l'espoir est là...l'envie de faire des projets...de vivre tout simplement...
Et puis, sans transition...tout devient gris...le ciel s'obscurcit...tout devient lourd...notre corps, notre esprit...et même l'air que l'on respire...et le vide t'aspire...!
Cet ascenseur émotionnel est épuisant pour celui qui le vit...il laisse l'esprit brouillé...le corps meurtri comme après une bataille...avec un sentiment d'impuissance et de culpabilité...le sentiment d'être étranger à son corps et à sa vie.
Comment survivre à des combats aussi violents quand l'ennemi est invisible ?
Tenir bon...instant après instant...jour après jour...et croire qu'un jour la sérénité sera au bout du chemin !

Ce tableau réalisé en 1893 par Evard Munch est nommé « le cri ».
« J'étais en train de marcher le long de la route avec deux amis - le soleil se couchait - soudain le ciel devint rouge sang – j'ai fait une pause, me sentant épuisé, et me suis appuyé contre la grille - il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir et de la ville - mes amis ont continué à marcher, et je suis resté là tremblant d'anxiété - et j'ai entendu un cri infini déchirer la Nature ».